“Dounia et la princesse d’Alep”, Le récit

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Dounia et la princesse d’Alep raconte les expériences de guerre et d’exil à travers les yeux d’une enfant, Dounia, qui entraîne le spectateur dans une aventure où l’amour et l’espoir l’emportent sur toute forme de noirceur.

Le récit peut se diviser en deux grandes parties :

Naissance de Dounia, mort de sa mère, arrestation de son père, vie remplie d’amour, de philosophie et de transmission, cuisine et musique, qu’offrent Téta Mouné et Jeddo à Dounia, malgré les malheurs qu’ils ont dû affronter.

La guerre arrive. La maison de Dounia est détruite, il faut fuir. La trame narrative de la route de l’exil peut se construire autour des épisodes qui ont recours aux graines de baraké, graines de nigelle, qui aident Dounia et sa famille à surmonter les épreuves de la vie, en faisant appel à la magie et à des adjuvants :

  • 1ère graine de baraké : Lorsque la famille est débarquée par le passeur et bloquée à la frontière turque. La graine de baraqué convoque l’esprit d’Ishtar, la déesse de l’amour et de la fécondité. Celle-ci ouvre la frontière en faisant pousser des plantes incroyables afin de permettre à la famille de Dounia de tromper les gardes et d’entrer en Turquie.
  • 2ème graine de baraké : la graine, lancée dans la mer au moment où la famille de Dounia affronte une tempête sur leur frêle embarcation, tombe au fond de l’eau et permet à une étoile de mer de sortir des flots, illuminer le ciel en devenant un astre et prendre les traits de la Princesse d’Alep. Cette dernière leur permet de rejoindre le rivage sans encombre.
  • 3ème graine de baraké : la graine, jetée dans le feu alors que la famille est bloquée dans un camp de migrants, transforme la soirée morose en moment festif où les gardes se mêlent aux migrants, euphorie qui permet à la frontière de s’ouvrir à nouveau. La famille peut gagner Budapest.
  • 4ème graine de baraké : les figurines Ay et Choum se décident à aller parler à Dounia alors que l’accès à l’Allemagne leur a été refusé et que sa famille se retrouve sans-abri. Ils l’invitent à donner une graine de baraké à son savon-oiseau qui se transforme en pigeon-voyageur et qui, aidé par ses congénères, va permettre à la lettre de Dounia d’arriver juste là où il faut, au Canada où une maison « cherche » une famille.

Dounia plantera la 5ème et dernière graine de baraké dans un pot, en souvenir de sa vie à Alep et en pensant à son père.

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