“Le gamin au vélo”, Vers une esthétique de l’enfermement

A partir de photogrammes ou d’extraits du film, lister les éléments de mise en scène qui contribuent à l’enfermement du personnage principal.

LE SURCADRAGE : une esthétique de l’enfermement qui traduit l’enlisement de Cyril dans sa problématique de la recherche du père. Voir la série de photogrammes Le surcadrage (à visionner en ligne ou à télécharger).

L’ART DE SE COGNER AUX PORTES : illustrant d’une autre manière l’idée précédente, Cyril est confronté à un nombre impressionnant de barrières, de grillages, de murets à escalader et surtout de portes (souvent fermées ou ne s’ouvrant que sur du vide). On dénombre ainsi, dans le film, près d’une trentaine de plans de portes différents ! Ces portes physiques symbolisent également les barrières psychologiques et affectives auxquelles Cyril se cogne. Voir la série de photogrammes L’art de se cogner aux portes (à visionner en ligne ou à télécharger).

LIGNES DE FUITE TRONQUÉES : comme Cyril se cognant aux portes, les images filmées présentent des lignes de fuite tronquées se cognant à des murs ou des façades d’immeubles, autant d’impasses qui littéralement traduisent une absence de perspectives pour Cyril.
Dans un même ordre d’idée, le filmage évite toujours de montrer le ciel, y compris dans les plans en extérieur. Cette absence de ciel renforce d’autant la sensation d’étouffement, l’idée d’un horizon bouché. Le seul plan du film montrant un large ciel lumineux, surgissant après 1h10 de visionnage, est celui de la scène où Samantha fait du vélo avec Cyril (voir affiche) : plan optimiste où l’enfant et la mère de substitution font route ensemble ; c’est le seul plan où l’horizon n’est pas bouché ; il présente même un pont gigantesque en forme… d’arc-en-ciel. Voir la série de photogrammes L’absence de perspectives (à visionner en ligne ou à télécharger).