“Rumba”, le bonheur

EXERCICE : Analyser les éléments du bonheur


1ère partie (avant l’accident) :
. Retrouver les scènes qui montrent le bonheur du couple
(Retrouvailles de Dom et Fiona dans le gymnase et scène de la danse, préparation à la compétition, la scène du spaghetti, celle du lavage de dents, leur baiser après avoir remporté la compétition – le tout au son entraînant de la rumba)…
Dans la première partie, le bonheur est présent dans chaque plan. Où qu’ils soient, Fiona et Dom, seuls ou ensemble, sont heureux. Le bonheur, chez eux, est installé, il est plein. C’est en même temps un bonheur fait de toutes petites choses : le partage d’un spaghetti, un brossage de dents côte à côte… et surtout la compétition de danse à laquelle le couple participe (et qu’il gagne) régulièrement.
. Comment nous est suggérée l’idée du bonheur ?
(Implicitement : peu de mots sont échangés mais on perçoit toujours une grande complicité unissant les 2 personnages, qui semblent se deviner l’un l’autre ; ils sont comme un seul être fusionné – voir scène mouvementée de l’habillage au volant / autre scène : Fiona crie en s’apercevant qu’elle a oublié sa robe, puis file vers la voiture. Dans un même mouvement Dom lui emboîte le pas sans même quémander une explication…)
. Comment cette idée du bonheur se traduit-elle au niveau des décors et des couleurs ?
Couleurs chaudes, tableaux naïfs et joyeux accrochés aux murs de la maison, couette du lit multicolore, vêtements bariolés, colorés (jusqu’au caleçon de Dom), voiture bleu pétard, bouquet de fleurs jaunes gagné à la compétition.


2ème partie (après l’accident) :
Fiona et Abel n’ont plus rien. Diminués dans leur intégrité physique, ils se perdent et perdent leur toit. Pourtant, même au plus profond de cette tragédie, pas de larme, pas de manifestation de tristesse ou de désespoir. Dom et Fiona semblent comme aveugles face aux catastrophes qui se déchaînent, ou plus exactement ils les voient mais ne réalisent pas vraiment leur impact.. Dom vit au présent et Fiona demeure résolument optimiste. Donc si le bonheur n’est manifestement plus présent, le malheur ne l’a pas pour autant remplacé. En fait, le monde (avec ses catastrophes et ses personnages négatifs comme le voleur de pain au chocolat) n’a pas de prise réelle sur Dom et Fiona, qui semblent boire les moments de malheur comme ceux de bonheur avec un naturel déconcertant.
À l’image de la psychologie de Dom et Fiona, les couleurs sont peu altérées par les changements. La couleur dominante à l’hôpital est le blanc éclatant (le blanc… couleur de l’amnésie ?). Sortie de l’hôpital et retour aux bouquets colorés malgré l’amoncellement de catastrophes, au vert de l’école, aux vêtements multicolores des enfants et bicolores de Dom… Seuls les 3 épisodes tragiques qui se déroulent de nuit (l’accident, l’incendie et la fugue involontaire de Dom) voient leurs couleurs ternies par l’obscurité. Mais c’est l’obscurité naturelle qui préside, celle de l’immuable alternance de la nuit qui fera place au jour…


Final :
Avec leurs retrouvailles, un an après s’être perdus, les conditions du bonheur sont à nouveau réunies pour un présent de plénitude. Le fait qu’il sera nécessaire de trouver un palliatif à la danse ne devrait pas poser de problème : nous savons que ces deux-là ont une propension au bonheur… Même le générique de fin défilera en couleurs…


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