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Les bruits sourds du début correspondent au bruit des ongles coupés chutant sur le sol… L’effet macro de l’image est également traité par sur-amplification au niveau sonore.
La musique qui s’ensuit, orchestrale avec solo de violon, est assez lente, teintée de tristesse ou de nostalgie soulignées par la tonalité en mineur. Elle subit des transpositions harmoniques qui en accentuent l’intensité dramatique. Chargée d’un peu de pathos, avec des sonorités et des mouvements amples, elle est assez typique des musiques de films américains des années 1990 pour illustrer des drames, des fresques… Sa structure qui joue sur des modulations autour d’une cellule mélodique répétée ancre aussi cette musique dans le minimalisme : le compositeur Michael Nyman nous rappelle ainsi qu’il est l’une des grandes figures de ce courant américain.